Menu1

La Polynésie Française



Un peu de géographie

polynesie-carte3La  Polynésie ce sont plusieurs archipels avec une population totale de 268 2700 habitants dont 120 000 sur Papeete , l île de Tahiti.
Trois grands groupements d’îles :
- les îles de la société sont les plus proches de Tahiti et les plus connues (Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahiné, Raiatéa, Maupiti): Pour se déplacer d’île en île nous prendrons l’avion grâce au Pass Inter-Iles proposé par Air Tahiti.                                                   
- les Tuamotu sont des chapelets d’atolls bordés de lagons bleus (environ 77) dispersés sur 1500 km
-les Marquises, ici pas de lagons,c est plus montagneux.  C’est une culture forte un peu plus indépendante. Les marquisiens ne se sentent pas polynésiens, ils sont Marquisiens.
-les Gambiers
-les Australes
A la lecture de cette carte nous comprenons aisément à quel point il est difficile d’administrer un si vaste domaine.

La différence entre Ile haute, Atoll, Motu
Elles sont toutes d’origines volcaniques. chaque île ou chaque volcan s’enfonce d’environ 5 cm par an, dérive de 10 cm par an dans la mer et plus il s’enfonce, plus il développe un lagon autour de lui, les coraux sur ses flancs s’éloignent de plus en plus et constituent la fameuse barrière de corail

08dea8244d55446cc07552e85628cf0a 


-Une ile haute avec un massif d’environ 500 m est un jeune volcan  avec beaucoup de relief mais sans lagon




tlchargement 

- un atoll est un vieux volcan complètement affaissé dans la mer avec peu de relief mais d’énormes lagons autour (Bora Bora)





Atoll-Rangiroa-paysage-aerien-Polynesie-francaise-Philippe-Bacchet-650x488_reference 

- un Motu est un petit ilot,  un détachement de la partie principale ou la fin d’un atoll



Mareva et Shaq que nous allons rencontrer à Bora Bora et  leurs enfants
Ils habitent dans le district de Tiipoto, pas très loin de la fameuse plage de Matira, où ont lieu les fameuses courses de pirogues Hawaïki Nui, 




*****************************

Petit film de présentation de notre arrivée à Tahiti, enfin presque: 

Brandon et Tahira en 1962

*************************

Le jour du départ de Auckland, Anouk confirme qu'elle veut couper ses cheveux, après une longue réflexion.  Me voilà donc avec la paire de ciseaux d'école pour les couper.  Papa est bien un peu triste mais ça lui va très bien et elle est enchantée.

*************************


Nous arrivons à Papeete après un petit vol de 5h.  Il est minuit passé.  Suite à un malentendu, nous dormons la première nuit dans une pension et le lendemain matin nous retrouvons Teiva (ou Pierre, son nom français) après 5 ans.  Il vient nous chercher avec ses enfants que nous ne connaissons pas.  Entre temps, Teiva & co, Xave et Rémi vont chercher Nicole et Céline à l’aéroport avec les traditionnels colliers de fleurs.  Et nous nous retrouvons tous ensemble chez Teiva et Erena.  Tout le monde est heureux, les retrouvailles de plus ou moins longues dates sont chaleureuses. 


Nous profitons, pendant que Teiva vend les poissons qu’il a péchés et que Erena travaille, pour discuter « du pays » avec Nicole et Céline.

Ensuite, Rémi et Anouk partent avec Nicole et Céline pour profiter de la piscine du méridien pendant que nous allons à la clinique avec Romane. Nous croisons tous les doigts pour qu'ils lui enlèvent son plâtre.  Après plusieurs radios et hésitations, le médecin accepte de le lui enlever.  Nous lui faisons bien comprendre que la Polynésie n'est pas idéale pour un tel objet! Ouffffff nous soufflons de bonheur! La rééducation se passe très bien, dans les vagues, dans le sable, à jouer avec les cousins.  :-)

On découpe le plâtre

1ère rééducation, faire bouger le coude gauche, avec une glace, ça marche beaucoup mieux

 Le soir Nicole et Céline invitent tout le monde au Méridien, où elles séjournent et où Erena travaille,  pour un excellent repas et un spectacle polynésien avec danses et chants.  Tout le monde apprécie ces bons moments. 

Belle photo familiale


A 12 personnes, on se dit qu’il sera quand même plus simple de louer une voiture pour se déplacer en groupe, donc on loue une dacia 7 places  (rooooh, pour la première fois nous n’avons pas une toyota Avanza, pour l’instant c’était notre voiture tour du monde, on l'a utilisée de partout!)

Teiva et Erena ont 3 enfants :  deux princesses :  Kalei, 6 ans et Mateata, 5 ans et un p’ti gars :  Kainoa 4 ans.



Ils s’entendent à merveille avec nos enfants.  C’est la première fois qu’ils se rencontrent et de toute évidence le courant passe très bien entre eux.  C’est vraiment chouette à voir.  
Jeux tahitien "Sur mon île à Mooréa..."

Séquence télé, avec les chattons bien sûr

Le lendemain, samedi, 27 septembre, pour nous mettre en douceur au rythme local, on fait une journée plage.  Les enfants s’éclatent littéralement toute la journée à faire des châteaux de sable ensemble (alors ça c’est super cool, car du coup nous ne sommes pas obligés de nous y coller !!).  A six, ça déménage ! sans compter que d’autres enfants les rejoignent, ça fait un peu colonie.  Nos enfant sont particulièrement heureux de retrouver un pays francophone où ils peuvent comprendre, se faire comprendre, et communiquer facilement avec d’autres enfants. On a beau dire que les enfants du monde entier se comprennent quand ils arrivent à discuter dans la même langue c’est quand même plus facile !!

Plage PK18 Plage du Mahana Parc





Le dimanche, 28 septembre, Teiva et Erena nous proposent de nous faire découvrir l’île de Tahiti.  En tahitien toutes les lettres se prononcent, donc on ne dit pas Taïti à la française, non, c’est TaHiti (avec un H soufflé).
Nous voilà donc partis à deux voitures, les enfants passent d’une voiture à l’autre, changent de cousins, de tontons/tatas à chaque arrêt.  Nous partons sous le soleil mais malheureusement le temps se gâte et à midi, c’est la pluie qui nous accueille pour notre pic-nic mais Teiva nous trouve un abri bienvenu dans le jardin botanique.  Le soleil revient l’après-midi. 

parapluie personnel improvisé

Maraé Arahurahu

Grotte de Mara'A


On fait un arrêt pour voir où habitait, Pierrot, le frère de Nicole qui s’était exilé à Tahiti où il avait refait sa vie et eut 4 enfants :  Mareva, Teiki, Teiva (que nous avions rencontrés en France) et Poehere (avec qui nous avons fait connaissance en juin, juste avant notre départ). 




Spot de surf 

Spot de surf de Papenoo
Le soir Teiva, qui est un excellent cuisinier, nous prépare un succulent tartare de thon.  Il surpasse de loin celui du méridien ! Nous nous régalons. 




Lundi, 29 septembre, leurs enfants reprennent l’école, après une semaine de vacances, et donc nous décidons de partir les 7 visiter l’île voisine de Mooréa.  Nous prenons le ferry avec notre voiture pour faire le tour de l’île. 


  Les couleurs sont juste incroyables, dignes des cartes postales qui nous font rêver en France.  La palette des bleus, clair, foncé, turquoise, vert est magique.




Tiki Sacré - Grand protecteur


Une petite pluie arrive dans l’après-midi mais sans réellement déranger notre visite. 
Le soir Teiva nous a préparé les poissons qu’il a pêchés, un Uhu erere (= poisson perroquet) et un Nanue (= saupe grise). On se régale de nouveau.  
Clinique des tortues à Mooréa

Vue depuis Mooréa sur Tahiti




Mardi 30 septembre, nous partons faire le marché de Papeete avec Teiva.  Nous rencontrons ses amies au stand des fleurs, avec qui il travaille parfois pour les grandes occasions.






Nous découvrons le monoï traditionnel vs monoï industriel qu'on trouve en France. On s'en met pleins les narines, hum, ça sent trop bon.




Ukulele dès Eur 120.--





Recherche de la perle rare


L'après-midi nous profitons de la piscine et de la plage du Méridien.





La tête en bas  et ......

les pieds dans l'eau.

Et pour notre dernière soirée en famille agrandie, nous allons manger à une roulotte.  Il s'agit d'un resto ambulant, dans une camionnette mais avec une belle carte quand même. On y mange très très bien.


Bonne nuit les Petits !!

Mercredi 1er octobre, nous prenons l'avion direction Raiatea,


Une autre île de l'archipel des îles de la société (tout comme Tahiti et Moorea).  Nous découvrons notre pension Atiapi qui est un véritable petit paradis terrestre. 
Nous avons un petit motu en face de notre bungalow famille, 


un ponton style carte postale,

 des transats qui flottent sur l'eau et une eau turquoise qui change de couleurs régulièrement.
Un surfeur sur transat, spécialité de la pension Atiapia
Pardon, cette fois-ci une surfeuse de transat, également



Sans oublier le téléphone portable des Iles pour connaître la météo

  Le vocabulaire connu ne suffit pas pour décrire toutes les nuances de bleu, de turquoise et de vert qu'on trouve ici, en Polynésie, c'est juste prodigieux. 

Et le soir les enfants sont aux anges, ils ont pour mission de tuer les crabes de terre (un peu l'équivalent de nos taupes qui détruisent un terrain en peu de temps), et la propriétaire de la pension les paye 10 francs le crabe, et ensuite on le donne aux murènes.  Enfin c'est le bonheur quoi, vous imaginez bien!!
La chasse aux crabes est ouverte


Crâbe de terre appelé Tupa


Jeudi 2 octobre, nous avons réservé une excursion pour la journée complète pour aller faire le tour de Tahaa qui est l'île soeur de Raiatea, on la surnomme aussi l'île vanille.  



Premier arrêt dans une ferme perlière, c'est une visite extrêmement intéressante.  Allez je vous fais un petit résumé car je suis sûre que vous ne vous êtes jamais demandés comment les bébés huîtres venaient au monde, hein?! Alors on va faire simple, papa huître libère sa semence pendant que maman huître lache ses ovules, tout le monde se rencontre et ça nous fait une belle famille nombreuse.  Les oeufs se font manger en grande partie par les poissons ou partent avec le courant et se font manger par les poissons un peu plus loin.  


Triste vie que celle d'un bébé huître, nous compatissons tous.  Enfin.  L'archipel des Tuamotu est une région favorable à la reproduction des huîtres perlières (qu'on appelle ici "les nacres") donc ils mettent des socles en plastiques sur lesquels les bébés huîtres peuvent s'accrocher plus facilement.  Ensuite les fermes perlières leur achètent les huître à 9 mois.  Puis ils les mettent dans des cages en grillage plastique que les tortues, poissons perroquet ou autre viennent croquer allègrement pour savourer les huîtres à l'intérieur (un peu comme des huîtres en conserve quoi :-).    


A 18 mois, ça ne rigole plus, il faut définir si l'huitre sera donneuse ou receveuse.  Donneuse car elle a une belle nacre, pour ça il faut entrouvrir les coquilles passer un instrument miroir de dentiste pour vérifier les caries, voir la qualité de la nacre.  1 huître sur 15 à une belle nacre, donc elle donne sa vie et surtout son manteau qui fabrique la nacre qui est découpé en 25 morceaux qui serviront de greffons.  Vous me suivez? Pendant ce temps, et surtout en moins de 20 secondes, l’huître receveuse, est entrouverte, on incise sa poche perlière, on introduit une petite bille en nacre du mississipi, on dépose le greffon sur la bille et le tour est joué. Vous me suivez toujours?  Le greffon va créer un manteau perlier à l'intérieur de la poche perlière, et la bille va être recouverte méticuleusement par de la belle nacre.  Au bout de 18 mois on sort la perle, si elle est belle, on peut réutiliser l'huître porteuse encore 3 fois max (mais vu que le manteau perlier est déjà créer, le temps de production est abaissé à 12 mois), si la perle est moche, ben c'en est fini pour l'huître! Bye-bye.  Bien évidemment au fur et mesure le nombre d'huître chute, et par ex. pour la 4è greffe parfois il ne reste plus d'huître, ou peut-être une sur 100.  Bon allez si vous n'avez pas tout compris je ne vous en voudrais pas! 


Ce qu'on peut retenir c'est qu'une perle naturelle, c'est environ 1 sur 300 000 huîtres, et les perles naturelles sont moins belles que celles d'élevage.  Et une autre info qui nous a surpris, une huître filtre 300 litres d'eau par heure! ça bosse dur là-dedans!

Maison de pêcheur sur récif
Bateau tahitien pour la pêche du Mahi-Mahi, appelé le poti marara

Ensuite nous continuons notre périple par une visite de production de vanille.  Elle vient d'un type d'orchidée, et voui ma bonne dame mais inutile d'espérer voir une gousse apparaître sur l'orchidée qui est sur la table de ton salon, il en existe près de 30 000 variétés différentes et une seule qui produit la vanille.  La liane de l'orchidée se replante facilement sur un arbuste qui lui sert de tuteur, mais après ça se complique, il faut tailler l'arbuste pour qu'elle ait pil poil le soleil nécessaire, ensuite on ramasse les gousses, de vert il faut qu'elles passent à marron par un séchage particulier au soleil deux fois par jour, sans oublier qu'il faut masser les gousses une par une (si, si, même pas une blague!) pour qu'elles rendent leur parfum.  
Liane de vanille
Tahaa fait face à un sévère problème, le manque de soleil, nan je vous jure, ça non plus c'est pas une blague,  ça fait plusieurs années que tout est chamboulée, la floraison arrive en juin au lieu de septembre (à décembre), ça on peut le confirmer, il n'y avait pas une seule fleur! et le soleil n'est pas assez présent de manière continue, du coup la production descend tous les ans un peu plus et les prix augmentent d'autant. 
Calibrage des gousses de vanille 
Bon cette matinée studieuse nous a ouvert l'appétit, nous allons manger sur un motu où sont installés des pièges à poissons et nous avons le droit de nager dans les pièges pour voir les petits poissons de plus près. 

1ere Découverte : le tétrodon moucheté ou HueHue 'ere'ere
 Il y a également un requin de récif pointe noire et deux raies pastenagues qu'on arrive à caresser, ces 3 derniers sont sacrés donc ils ne sont pas tués, et seront relâchés. 
Raie pastenague ou Faipotaka




 Notre capitaine: Teva et sa femme Flo nous apprennent pleins de choses, ils sensibilisent aussi les enfants à marcher tout le temps avec des chaussures dans la mer car il y a des bestiolles moins sympas qui se cachent dans le sable, dont un type d'escargot mortel (ah oui quand même!), sans parler des oursins (alors pour votre info, faut faire pipi sur une piqure d'oursin pour que le calcaire des piques plantées dans la peau se désintègre plus vite), et des poissons pierre.   
Oursins noirs communs ou appelés Vana

Poisson pierre ou Nohu

L'aventure c'est extra mais c'est aussi épuisant


Après une balade en bateau entre les 40 motus de Tahaa, nous finissons sur le dernier, dans le jardin de corail.  Féerique.  On marche à un bout du motu, et ensuite on se met à l'eau et on se laisse dériver en snorkling jusqu'au bateau. 

Papillons cocher ou Paraha Tore
 Il y a un mètre d'eau et en fait, ben, c'est un peu un aquarium, tout simplement.  
Attention, Pistolets à eau, heu, heu pardon
Attention, Concombres de mer !!!


On s'en met plein les yeux, autant sous l'eau que au-dessus avec les centaines de nuances turquoises différentes.  
Concours du plus beau Tané de Taha'a



Chose surprenante, il y a des averses un peu partout, ça dure 5 minutes et voilà ensuite le soleil revient.  Pourtant la saison des pluies n'est attendue que dans deux mois, c'est étrange.  Pas vraiment dérangeant mais bon, on ne s'attendait vraiment pas à avoir de la pluie ici! Sur la route du retour, Teva et Flo nous fournissent les cirés jaunes car on a une averse toutes les 15 minutes.  Entre la pluie, le soleil et le bateau qui file à toute vitesse sur l'eau (au détriment de nos fesses qui tapent sur les vagues), c'est une belle rigolade.  
   
Vive la Bretagne, en Polynésie

Ouf on arrive à temps pour la chasse aux crabes! et ce soir Xave et Céline s'y mettent avec les enfants et c'est quatre seaux pleins qu'ils ramènent! La propriétaire de la pension ne va pas tarder à regretter sa proposition, quant aux murènes, j'ai bien peur qu'elles finissent avec une indigestion! En tout cas, les crabes rendent l'âme mais alors qu'est-ce qu'on entend rire et crier!




**************


Aujourd’hui 3 octobre, un programme extrêmement chargé : après les devoirs avec Manou, Céline et Maman, c’est baignade, puis kayak, puis châteaux de sable, puis sauts depuis le ponton, puis baignade puis kayak, puis regarder changer les 7 (!!) nuances différentes de bleus entre la plage et le motu au loin.  Pfffff dur-dur !




les Malatini en vadrouille sous l'eau


 Il règne, sur ces îles, une douceur de vivre qui est juste inexplicable, tout est calme, serein, les gens sont gentils, un avant-goût de paradis. 
En effet, les polynésiens sont foncièrement gentils, tout le monde se tutoie naturellement, aucun signe d’irrespect, non, c’est juste simple.  Toujours prêts à aider, toujours le sourire, tout le monde se dit bonjour.  Ça change de la France, mais ça change aussi des Antilles où il peut parfois il y avoir du racisme contre les français de métropole.  Ici du moment que les popaa (les blancs) aiment leur culture, ils sont la bienvenue. 
Nous ne comprenons pas vraiment le statut par rapport à la France, c’est une collectivité d’outre-mer (donc ni un territoire, ni un département), les postes du gouvernement comme la police/gendarmerie sont occupés par des métropolitains (et vu qu’ils doivent travailler dans des conditions extrêmes de difficultés (sans commentaire …) les années comptent doubles !), on trouve tous les produits français dans les supermarchés, et choses incompréhensibles à nos yeux, c’est le drapeau français qui flotte au-dessus des mairies, et c’est écrit république française au dos des pièces des francs pacifiques ? On nous dit que le gouvernement français donne des subventions à la Polynésie, peut-être pour se faire pardonner des nombreux essais nucléaires qui ont été tirés (pas loin de 200 en 30 ans!).  Certains poissons seraient peut-être encore radioactifs, mais pas de problème, ils sont reconnaissables - ainsi que les poissons malades - car une fois tués, tu les laisses quelques minutes et si les mouches ne l’attaquent pas, tu le jettes tout simplement.  Le meilleur détecteur possible!


4 octobre 

Encore une journée qui s’annonce difficile :  nous allons jouer à Robinson Crusoë sur le motu aux oiseaux, en face de notre bungalow.  Assen, le propriétaire de la pension, nous dépose en bateau avec tous nos masques, tubas, palmes, sans oublier le pic-nic et l’eau potable car sur le motu, il n’y a rien.  Le motu est un petit ilot fait de corail, sur lequel certains arbres arrivent à pousser, c’est fort car le corail c’est très dur.  Les îles de Polynésie s’enfoncent dans l’eau de quelques millimètres à centimètres par an et elles font pression sur la barrière, qui elle remonte d’autant.  Nous passons la journée dans l’eau à profiter des petits poissons, nous avons acheté une fiche de plongée avec les poissons les plus courants en Polynésie, nous nous amusons à essayer de les reconnaitre, Rémi et moi sommes super accro, alors maintenant on peut vous dire qu’on a croisé en majorité des girelles à taches d’encres, parapercis, balistes picasso, chirurgiens noirs, des loches (mouchetées et marbrées), papillons (cochers et à 2 selles), taurillons à trois bandes, anges peau de citron, demoiselles (paon et à trois bandes), des bancs de chirurgiens bagnards, quelques poissons flutes, idoles maures, poissons gendarmes, chirurgiens à voile, des carangues et tous ceux qu’on n’a pas réussi à identifier !  Pour certains d’entre-vous ça ne signifie rien mais c’est beaucoup plus parlant pour tous nos amis plongeurs, à qui nous pensons très fort dans ces îles de folie.












5 octobre
Dernière journée à la pension atiapiti, alors rebelotte programme chargé avec kayak, baignade, sauts du ponton, kayak, baignade, faire des compositions florales avec les belles fleurs de l'île, et bien sûr regarder les 7 nuances de bleus changer au cours de la journée.  Les enfants encaissent l’argent de leurs diverses chasses aux crabes, chacun 220 francs.  Ils sont heureux.







Le soir nous prenons l’avion pour un vol de 20 minutes, direction Bora-Bora pour retrouver Maréva que nous n’avons pas vue depuis 11 ans ! Accueil très chaleureux non seulement avec les superbes colliers de fleurs mais aussi les beaux chapeaux tressés pour les hommes ! Nous faisons connaissance avec son ami Shaq et ses deux filles ;  Kimimai 5 ans ½ et Kawaiki 3 ans.



 Ils nous ont préparé un bon repas et ensuite au dodo car nous sommes cool mais il ne faut pas oublier que tout le monde n’est pas à notre rythme, leurs filles ont école le lendemain ! Nicole et Céline partent dans leur pension qui est à proximité, sur la belle plage de Matira. 

Arrivée du bateau, avec les traditionnels et superbes colliers de fleurs


Manuia!!


6 octobre 

Matinée devoirs sur la terrasse vers les cocotiers, pas de doute, ça change des salles de classe !


et l’après-midi …. Restera gravée dans les mémoires !

Merci Shaq pour ce superbe cliché!
Shaq qui est guide sur le lagon nous emmène en bateau sur un premier spot :  rencontre avec les requins ! On commence par quelques petits pointes noires, superbes, ils sont gracieux et déambulent entre nous sans jamais vraiment s’approcher à moins de 2 mètres, ils sont rapides et se meuvent avec une aisance fascinante.



enfin parfois à moins de 2 mètres...

photo de famille avec un invité de marque!

Petit à petit tout le monde quitte le bateau pour se rapprocher d’eux.  Nicole n’était tout d’abord pas très motivée (il faut dire que les films dans le genre des dents de la mer ont fait beaucoup de mal à la réputation des requins !) mais finalement elle tombe sous le charme et vient également nager en pleine eau avec les requins qui tournent autour de nous.  On lui tire notre chapeau car pour quelqu'un qui n'avait jamais fait de palmes, masque, tuba, elle a dû se mettre tout de suite dans le bain en Polynésie!!

Maréva et Shaq

Les cousines


MAIS les sensations fortes ne sont pas finies... en dessous à 15 m de fond, nous trouvons des requins citrons !! Wahou ! De belles bêtes d’environ 3 mètres de long quand même ! On attend que nos cœurs se remettent de leurs émotions et Shaq nous montrent qu’ils sont super cool et que nous ne craignons pas grand-chose, ils ont en effet l’air habitué aux touristes alors avec Xave, on se lance et on attend qu’ils remontent un peu et on s’accroche à leur nageoire pour chiper une ou deux secondes en leur compagnie.  Moment inoubliable ! Anouk est triste elle voulait descendre au fond toucher les gros requins aussi !! Elle nous fait des descentes en apnée impressionnantes ! Bon à ce stade je la calme un peu quand même, descendre en apnée c’est bien mais il faut garder assez d’air pour remonter . 














Alors que nous sommes encore tout excités de cette première expérience, Shaq nous emmène à la rencontre des raies pastenagues.




 Et de nouveau, je suis étonnée de voir qu’elles restent avec nous, elles pourraient mettre les voiles et nous abandonner mais non, et en plus de une nous passons à quatre raies ! Tout le monde en profite et on fait des calins sans fin. Dessous c’est tout doux et sur le dessus sur leurs ailes, c’est un peu rugueux.  Elles nous tournent autour pour notre plus grand bonheur! Rémi tombe amoureux des raies qui montent en deuxième position dans ses animaux préférés. 



Nicole avec la raie



Rémi avec son nouveau 2è animal préféré





Et nous finissons en beauté par le jardin de corail avec un décor de rêve accompagnés des poissons multicolores. 



la montagne caractéristique de Bora




Une sirène polynésienne 
Comme le dit si bien Clémence ; " Trop de bleu, Tue le Bleu "  enfin presque !!! :-)

Nicole, Céline et les petits poissons 

Kung fu Céline

La petite sirène Romane

Shaq nous ramène à la maison au son du yukulélé, quoi de plus naturel à Bora Bora.


Arrivés à la maison, Mareva nous apprend à faire les sushis.  Avec Nicole nous sommes très fières du résultat. 

Inutile de dire que la nuit venue, personne ne demande son reste pour aller dormir, petits et grands s’endorment comme des masses, les rêves vont être beaux…




7 Octobre
Aujourd’hui nous nous remettons de nos émotions d’hier, shopping puis la belle plage de sable blanc de Matira. Xavou a envouté ma carte pour éviter que je dépense une fortune en perles J.  Elle a buggé et ne fonctionne plus, pas cool !

Fleurs de tipanié (= frangipanier)

sur la plage exceptionnelle de Matira

**********************
Tududududu et maintenant notre petite page de pub

Nous vous encourageons à visiter la page facebook de Maréva sur la culture polynésienne, vous y trouverez de belles photos (d'elle même, de Shaq et d'autres), des recettes de cuisine, etc.  Très sympa, à consulter et à faire passer autour de vous à ceux que ça peut intéresser ou qui veulent voyager par procuration.
https://www.facebook.com/heitemaki

Tududududu, reprise de votre émission
**********************


8 octobre 

Ce matin nous allons visiter une école, Mareva a contacté la directrice d’une école CM1-CM2 qu’elle connait, elle accepte de nous recevoir.  Pendant qu’on y est, nous allons également demander à la directrice de l’école d’en face qui fait CP, CE1 et CE2 mais elle nous explique que ça ne va pas être possible (ah on sent bien qu’on est proche de la France), déjà d’une part car les activités sont déjà organisées et pour des questions de responsabilité, blablabla. 
Pas de problème, on va dans une classe de CM2 et nos enfants peuvent participer au questionnaire du fait que c’est en français, enfin.  
Rendez-vous dans les pages des enfants, sous Polynésie française, pour avoir les réponses des écoliers. 




Ensuite nous partons faire le tour de l’île avec Mareva.  Finalement ça se fait assez vite, elle est moins grande que nous pensions. 
A midi on mange dans le resto burger des stars qui passent par Bora, le Bloody Mary.  L’ambiance est sympa, on peut se mettre pied nu, les orteils dans le sable à l’intérieur du resto. 


Autre séquence émotion :  Céline et Rémi font un baptême de plongée ensemble, du coup, au dernier moment on décide de plonger avec eux pour suivre leur expérience.  Céline commence pendant une vingtaine de minutes car elle peut aller plus profond, à 6 mètres, ensuite Rémi la rejoint pendant 30 minutes et Xave et moi on continue encore après pendant une vingtaine de minutes plus profond.



Xave et Céline 

l'instructeur et Rémi

xave et Cel, tout est ooookkkkkk

Cel et moi, toujours tout ooooookkkkkkk

Némo et Xave

  C’est extra chouette on a pu partager une bonne demi-heure tous ensemble sous l’eau.  Céline se débrouille super bien, à l’aise, elle apprécie beaucoup cette première expérience, qui ne sera certainement pas la dernière.  Rémi s’éclate toujours autant, et cette fois il descend à 3,5 mètres.  En plus on a du bol, on tombe sur une raie léopard, avec son faciès très particulier ! Nous sommes accrochés au récif pour lutter contre le courant, et elle, en pleine eau, ne bouge pas une nageoire et pourtant elle ne bouge pas d’un poil ! On dirait que le courant n’a pas prise sur elle.  Chouette plongée, le jardin de corail est vraiment joli, avec beaucoup de vie. 

Il pleut, du coup on laisse tomber l’idée de la plage et on retourne chez Mareva et Shaq pour regarder « les révoltés du Bounty », avec les commentaires polynésiens en prime c’est génial, ça rend le film plus intéressant. 

9 octobre. 
Le soleil est de retour pour notre marche en « montagne ».  Notre guide nous fausse compagnie mais Mareva se débrouille comme une chef pour nous parler de la flore (Xave va dire que j'abuse avec mes photos de fleurs mais bon, la polynésie, c'est pas que les plages, non mais!) et nous guider au tombeau des rois.  C’est magnifique, pour ceux qui ont vu Avatar, c’est tout simplement une copie de l’arbre de vie.  Il parait même qu’il y a 7 corps qui ont été « enterrés » dans les racines de l’arbre. On profite de cet endroit irréel pour pique-niquer.  















les pamplemousses sont succulents, sucrés à souhait, dommage qu'on ne les trouve pas en France




Ananas



fabrication de pareu (= paréo)


En route on rencontre un papi polynésien avec une belle bouille, on a une conversation euh, comment dire…  déboussolante,  à moitié en tahitien, moitié français, on ne comprend pas tout même si on cache bien notre jeu.  Mareva reste perplexe alors que nous opinons tous allégrement de la tête comme si on captait tout, quelle rigolade ce papi ! Il nous explique qu’en fait nous sommes à Israel, car c’est là qu’est né le Christ, une histoire de paradis, ensuite voilà bien qu’il nous démontre tout ça par une théorie de chiffres, fantastique :  tu additionnes les doigts et les orteils, avec les dents, et une oreille ça fait trois donc les 2 ça donne 33 - l’âge du Christ à sa mort, sans parler de l’arctique et l’antarctique et des points cardinaux, et du nombre d’étoiles sur le drapeau américain, donc c’est bien ça, le compte y est !  le soir quand on racontera notre histoire à Shaq, ça nous vaudra un bon fou-rire rien que d’y repenser.

Ensuite on affronte une horde de chiens affamés (bon en vrai ils étaient deux et ils gardaient leur propriété) mais n’en pèche, ils aboyaient très très fort et couraient très vite, et nous n’avions que deux bâtons et une grande feuille, pas lourd pour se défendre.
le panneau qu'on a découvert après leur rencontre

Nous passons cette épreuve haut la main, on continue la promenade sous un soleil de plomb, afin de voir le point de vue.  Les enfants sont contents de crapahuter dans la forêt.  On rencontre une dame, une artiste, qui nous fait visiter sa maison, nous offre de l’eau et des bananes pour reprendre des forces. Les gens sont vraiment gentils ici.

Rosine, artiste locale fort sympathique
On repart après avoir grapillé des fruits exotiques en route :  le ??? le fruit barbe-à-papa (on refile les graines à Nicole pour qu’elle en fasse pousser de retour au pays de gex !) Anouk nous annonce qu’elle préfèrerait un arbre à langouste !! :-), de merveilleux pamplemousses très doux et sucrés, une pomme étoile inconnue par chez nous.  En route, on trouve aussi des ananas, des mangues, des papayes, des piments oiseaux, des cocos, des bananes, des grenades, il y a une grande variété de fruit, malheureusement pour nous, on n’en trouve pas assez chez les vendeurs au bord des routes.

le fruit à barbe-à-papa, ça aussi c'est dommage qu'on n'en trouve pas en France!
On rencontre également une diversité incroyable au niveau des fleurs. 
On finit la journée à la plage de Matira, vers la pension de Nicole et Céline.


10 octobre
Ce matin, on met le réveil car xave et moi allons plonger.  Céline et Rémi ont bien essayé de se joindre à nous mais en vain, dommage.  Dans l’idéal pour voir les raies manta que nous n’avons encore jamais rencontrées.  Pas de bol, même si on est soit-disant en pleine saison manta, il y en a très très peu, voire aucune depuis plusieurs jours.  On se rabat sur une matinée requins.  1ère plongée avec des requins citrons, deuxième avec des requins pointes noires.  Même si c’est du déjà vu, ça reste sympa! Pis bon ça change du léman (ouarf ouarf ouarf, elle était bonne celle-là).

Ensuite nous partons tous ensemble - Shaq ne travaille pas - à l’hôtel le Saint Régis, sur un motu, pour passer l’aprèm dans un environnement luxueux.  On profite des activités sur place (vive le paddle, n’est-ce pas Céline ?!) Resto le soir pour fêter l’anni de Xave en famille (et un peu en avance) mais également pour les au-revoir puisque c’est notre dernière soirée tous ensemble. 


A l'aide les JIMS, une bouteille de Pimms à la mer!!
heureusement qu'elle était vide :-)
Manuia les amis

les Malatini en vadrouille 







11 octobre
Shaq nous fait une démonstration de tissage de panier en feuille de cocotier, et nous montre tout ce qu’on peut faire avec une coco en deux temps trois mouvements.  Pour l’ouvrir, suffit d’avoir un bâton, et en deux coups, elle s’ouvre au milieu, puis comment on peut râper la chair pour en faire des copeaux et ensuite les presser pour obtenir le lait de coco.  Miam ! c’est comme le patinage artistique ça a l’air simple… s’il me voyait avec ma scie ou mon marteau pour l’ouvrir !!

Sélection de la noix de coco 

un public intéressé

pour enlever l'écorce autour de la coco
puis on tape deux coups dessus pour l'ouvrir

et on boit le jus  :-)
Shaq râpe la coco

et presse la chair pour en faire le lait de coco pour cuisiner


Tissage des feuilles de cocotier

et voilà un joli sac, trop face!

les enfants avec la mascotte: croc-blanc


Ensuite arrivent les au-revoirs, avec Mareva et sa famille sur le quai du bateau pour commencer puis avec Manou et Céline qui repartent pour un voyage d’une trentaine d’heure.

Quant à nous, direction l’archipel des Tuamotu, avec un arrêt sur une île calme et paradisiaque :  Tikehau.  Liliane de la pension Hotu nous accueille avec les colliers de fleurs, notre bungalow est littéralement au bord de la plage et là surprise, on s’approche de la berge et … des petites pointes noires, rooooooh le bonheur ! Lorsque le soleil est moins fort nous voilà parti en vélo (3 pour 5 alors on adapte) pour découvrir l’île qui est riquiqui.  Tout le monde dit bonjour, bon, on ne peut pas dire qu’elle soit surpeuplée (500 personnes).

12 octobre
Rendez-vous pris avec le raie manta club, avec un nom pareil on espère qu’elles seront moins timides qu’à Bora Bora.  On décide d’utiliser à bon escient la somme que Céline nous a offerte pour le voyage :  deux plongées pour nous, une plongée baptême pour Rémi - qui y prend goût - et un guide snorkling pour Anouk et Romane et Rémi lorsqu’il a fini sa plongée, et nous voilà partis pour une matinée mémorable (encore une !). 

Francine avec la tortue

  Elle commence par le baptême de Rémi qu’on accompagne sous l’eau, les filles au-dessus, et là on tombe sur 2 raies mantas !. 







Rémi remonte après 32 minutes et nous continuons pour encore presque une heure ! (97 minutes qd même au total pour nous), nous descendons plus bas et retombons sur d’autres raies mantas dont une balèse qui fait bien dans les 4 mètres de large.  C’est magique, c’est un animal majestueux, tellement gracieux. Les enfants arrivent à voir les raies depuis la surface, tout le monde est aux anges.







Ensuite on continue sur la passe pour une autre plongée, d’une heure, totalement différente, ça s’annonce plutôt bien puisque lorsqu’on se met à l’eau, deux tortues montrent le bout de leur nez ! une raie aigle léopard, des murènes javanaises énormes, des barracudas, des napoléons, un puffer dégonflé géant, des bancs de poissons écureuil et d’autres inconnus, thons, poisson lion et j’en passe.  Enfin si vous aviez encore un doute :  une matinée absolument enchanteresse ! alors de nous 5 :  MAURUURU CELINE !! D’ailleurs petit clin d’œil quand on finit nos plongées, vous devez arriver à Los Angeles, allez plus qu’un vol et retour au bercaille!!


L’aprèm, c’est kayak et baignade avec « nos » petits pointes noires dans le lagon en face du bungalow.  Les enfants font un élevage de bernards l’hermitte, au moins ça a le mérite d’être original comme animal de compagnie. 


13 octobre
Le jour J arrive à grand pas pour Xave et nous voulions célébrer ça en famille avec Nicole, Céline, Mareva, Shaq et les enfants, alors on a profité d'un décalage horaire imaginaire pour fêter ça en avance.  Nous avons donc découvert avec une rigolade très partagée la surprise des amis.  Inutile de dire qu'on l'a visionnée plusieurs fois et qu'on a rigolé toujours plus à chaque fois.  


 


Alors à vous nos amis , voici la réponse de Xave à votre beau message



Pour ceux qui ne parlent pas le tahitien couramment comme nous (...), ça veut dire que vous êtes fous, que je vous aime et que je pense bien à vous depuis la belle terre de Polynésie.  MERCIIIIIII




**********************

13 octobre, 14 et 15 octobre. 
L’anni de Xave.  Aujourd’hui, après les devoirs, on se la coule douce : kayak, snorkling, rekayak, resnorkling.  On passe la journée dans l’eau, le soir promenade à vélo.  La vie est belle. 




Rémi, Anouk et Romane s’éclatent avec les enfants de la pension (pension Hotu) qui ont plus ou moins leurs âges.  Ils se promènent sur l’île, vont voir les copains de Charles et Océane, faut dire qu’ils ne risquent pas grand-chose, il n’y a pas beaucoup de voitures, et tout le monde roule lentement.  Une nouvelle famille de Nouvelle-Calédonie arrive avec 3 filles de 9 à 15 ans.  Le soir c’est une partie de filles attrapent garçons et vice-versa, entre tous les enfants, sous la cocoteraie, sur la plage, entre les bungalows, il y a une sacrée ambiance ! des souvenirs fantastiques et bien sûr quand arrive le départ, c’est dur-dur ! Tikehau a vraiment un goût de paradis. 






16-17-18 octobre
Nous partons sur Rangiroa, réputé mondialement pour ses spots de plongée.  Nous décidons d’utiliser l’argent que Papi et Mamie nous ont offert pour …. plonger, tiens donc, comme c’est bizarre ! La première plongée est irréelle mais Xave ne l’apprécie pas, ses oreilles ne se sont pas équilibrées en même temps du coup ça lui donne des vertiges et la nausée, c’est une première pour nous mais les prof sont cool ça leur arrive apparemment régulièrement.  Ca reste une plongée exceptionnelle, nous descendons à 29 mètres et 30 mètres au-dessous de nous, nous voyons plus d’une centaine de requins (gris et soyeux) qui font un véritable ballet, c’est bien simple je n’en avais jamais vu autant, sans oublier des bancs de poissons impressionnants.  Pendant ce temps les enfants sont sur le zodiac avec le pilote qui les tire à la corde en compagnie … des dauphins !!! Ils restent avec eux pendant 20 minutes ! Quel bol, nous on ne les a pas vus sous l’eau.  Ensuite les filles continuent en snorkling pendant que Rémi fait (encore) un baptême avec de beaux requins pointes blanches de lagon, des bancs de poissons, murènes, de beaux coquillages comme des porcelaines ou des sept doigts et j’en passe.



La seconde plongée se fait en milieu d’aprèm, Xave est à nouveau en forme.  C’est aussi une dérivante, également dans la passe de Tiputa. On croise quelques beaux spécimens de requins gris, pointes noires et blanches, toujours des bancs de poissons impressionnants par leur taille démesurée, des barracudas, raies aigles, une tortue et sur la fin les dauphins !! mais ils sont trop occupés à sauter dans les vagues en surface et nous ignorent royalement. Ça reste un rêve qui se réalise :-) Alors Maururu aussi Papi et Mamie. 






Nous conseillons le club de plongée Le raie manta club, avec Yves Lefevre son fondateur, un réel passionné qui nous apprend pleins de choses, le tout dans une ambiance détendue et professionnelle. Vraiment top. Et en plus, il est à côté de la pension Glorine où nous restons, donc encore plus pratique !





Rangiroa est bien plus grande que Tikehau, il y a 10 km de route entre les 2 passes ou sont concentrées les habitations.  Ça fait un peu moins famille.  Et surtout il n’y a quasiment pas de plage, on est de suite sur le récif dans le lagon, bon ce qui n’est pas un problème pour le snorkling.

Le lendemain nous partons en excursion pour voir le lagon bleu, un lagon dans le lagon.  Il faut dire que le lagon de Rangiroa est immense, pour vous donner un aperçu, on pourrait y mettre l’île de Tahiti ! Nous commençons par un snorkling dans la passe de Avatoru en dérivante, on se laisse aller et on observe les poissons passer sous nos yeux, puis une heure de bateau pour nous rendre au lagon bleu, un endroit idyllique, motu, sable blanc et cocotiers.  Et ce petit lagon est aussi une sorte de pouponnière pour les petits requins pointes noires qui y sont à l’abris, il y en a des tas  Et en dehors du petit lagon, il y a leurs parents qui font la taille au- dessus, on nage longtemps avec une bonne vingtaine qui nous tournent autour, bizarrement.  On comprend mieux après que tout le monde soit remonté dans le bateau, en fait ils les nourrissent, et pas avec les restes du repas de midi  (ce qui pourrait ressembler à du recyclage), non avec des poissons prévus à cet effet.  Dommage, ça casse un peu le truc, et surtout un jour nous ne serions pas surpris qu’ils aient un problème avec un touriste et des requins un peu trop impatients.  






19 octobre
Aujourd’hui c’est glandouille, enfin, après les devoirs… les enfants pêchent (beurk, j’ai dû enlever un hameçon de la gueule de ce pauvre poisson, c’en est fini pour moi de la pêche !), baignade et le soir on se boit un petit apéro en regardant les dauphins sauter dans la passe de Tiputa à 100 m de notre pension. 




20 octobre
On retourne sur Papeete pour dire au revoir à Teiva, Erena et leurs enfants et les remercier encore pour leur hospitalité. 




La Polynésie en un mot ? Bleu ! 
Ce qui nous a surpris, ce que nous avons aimé :
Ok vous l’aurez compris la palette incroyable et irréelle des bleus !
La gentillesse des gens, la façon dont ils acceptent gentiment tous ceux qui respectent leur culture.  Tout le monde se dit bonjour.  Même les animaux sont cool, ils baignent tous dans la douceur donc ils ne sont pas agressifs (à part croc-blanc qui nous protégeait de potentiels méchants à vélo)
La vie nonchalante des îles, no stress, par contre une meilleure efficacité qu’en Afrique.  (non nous n’avons jamais attendu 2h pour être servis au resto!)
La vie sous-marine, les plongées feront partie de nos plus belles. 
On a tous (les 7) aimé Raiatea avec son atmosphère paisible, sereine, en dehors du temps. 
On a (les 5) aussi beaucoup aimé Tikehau pour son emplacement idyllique et aussi pour son ambiance sympathique. A la pension Hotu, tout le monde mange ensemble à une grande table, c’est très convivial. 
On a apprécié de rester chez Teiva et chez Mareva pour passer du temps ensemble. 


J’ai demandé aux enfants ce qu’ils avaient préféré, moins aimé : et les 3 en chœur :  on a tout aiméééééé ! Rémi a particulièrement aimé les plongées (…)

On a croisé plusieurs métropolitains qui étaient venus en vacances et n’en sont plus jamais partis, on peut comprendre.  Rémi aimerait habiter ici, mais les filles préfèrent retourner sur Pregnin pour retrouver leur petit monde. 

Ce petit paradis a quand même des inconvénients : la gestion des déchets est vraiment problématique, tout est propre en général, les gens passent d’ailleurs du temps à nettoyer leur jardin, mais le moindre truc encombrant, comme du vieil électroménager ou les carcasses de voitures, ben… qu’en faire ??? le recyclage n’est pas encore au top, peut-être que les gens seraient prêts à jouer le jeu mais il n’y a rien pour recycler, à part sur Tahiti, et tout ne peut pas repartir sur Tahiti ! surtout au niveau des coûts que ça engendrerait, et qui les prendrait en charge ?
Sinon niveau ravitaillement j’imagine que c’est une question d’habitude, mais on est loin de l’opulence européenne. Avec un bateau qui passe toute les semaines ou tous les 15 jours, il ne faut pas avoir une envie subite de cornichons ! Il y a également peu de culture sur ces îles donc le choix en légumes et fruits frais n’est pas super vaste.



Autre surprise les vahines et les tanes ne sont pas aussi sveltes que sur les cartes postales.  Il y a un fort taux d'obésité sur la Polynésie.  et pourtant qu'est-ce qu'on y mange bien.  pour notre part, nous avons mangé du poisson cru tous les jours en sashimi, en carpaccio, en tartare (celui de Teiva est le meilleur!), en sushi (ceux de Mareva sont les meilleurs :-), au lait de coco, et j'en passe.  Par contre les portions sont gigantesques, nous prenions en général 2 ou 3 portions pour les 5. 

Mauruuru à tous et nana la belle Polynésie, c’est une nouvelle page qui commence, avec l’île de Pâques et le début de l’Amérique latine.